Chemin de Croix – vendredi 2 avril 2021, à 15h et à 17h

1ère station : Jésus est condamné à mort

« C’était un vendredi, la veille de la Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs : “Voici votre roi.” Alors ils crièrent : “À mort ! À mort ! Crucifie-le !” Pilate leur dit : “Vais-je crucifier votre roi ?” Les chefs des prêtres répondirent : “Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur.” Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié, et ils se saisirent de lui. » (Jean 19, 14-16)

Comme un criminel devant le tribunal, Jésus est condamné à mourir. On l’accuse d’avoir mal parlé de Dieu, lui qui est parole de Dieu ! Il n’est coupable de rien mais on l’accuse d’inventer de nouvelles manières d’aimer Dieu et le prochain. Qu’a-t-il fait exactement ? Mais vous le savez ! Il a dit qu’il venait sauver les habitants de la Terre du mal et du désespoir. Qu’a-t-il fait exactement ? Mais vous le savez ! À tous, sans exception, il a montré l’immense amour de Dieu !

Quand je condamne les autres, quand je les juge, c’est toi Jésus que je rejette. Seigneur Jésus, toi qui n’as jamais condamné personne, apprends-moi à aimer comme toi seul sais aimer.

Chant :
Ubi caritas, et amor. Ubi caritas Deus ibi est. (x2)

2ème station : Jésus est chargé de sa croix

« Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu-dit : Le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha. » (Jean 19, 17)

La croix est pesante. Il n’y a rien de plus pesant qu’une croix. Jésus titube. La croix l’écrase. Elle est lourde sur ses épaules mais plus encore en son cœur. Elle le maintient courbé, plié, ployé. C’est un fardeau.

Ô Jésus, tu portes avec moi le poids des petites et grandes souffrances de ma vie. Je te prie, Seigneur, pour tous ceux qui peinent sous le poids des difficultés, des injustices et des douleurs de toutes sortes.

Chant :
Garde-moi, mon Dieu, Ma force est en toi ;
Garde-moi, mon Dieu, Mon bonheur, c’est toi. (bis)

  1. Ô Éternel, de toi dépend ma vie,
    Tu es mon Dieu et je viens à toi.
    Je te bénis, ô Éternel,
    Toi mon conseiller, tu es avec moi

3ème station : Jésus tombe pour la première fois

Quelques instants de recueillement : chacun dans son cœur pense à ce que Jésus a souffert pour nous.

Jésus tombe. Comment pourrait-il seulement rester debout avec ce poids sur ses épaules et en son cœur ? La croix est lourde et elle le meurtrit. Comment supporter le fardeau des regards méchants ?

Quand je suis découragé, quand tout est difficile, ô Jésus, donne-moi ta force. Aide-moi à me relever pour que je ne reste pas écrasé par ma tristesse.

Chant :
Jésus le Christ, lumière intérieure, Ne laisse pas mes ténèbres me parler. Jésus le Christ, lumière intérieure, Donne-moi d’accueillir ton amour.

4ème station : Jésus rencontre Marie sa mère

« Un jour, alors que Jésus était tout petit, un vieil homme dit à Marie : “Ton Fils, qui est là, provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Et toi-même, tu souffriras beaucoup. » (Luc 2,34-35)

Sur le chemin de croix, Marie rencontre son fils : « C’est mon fils bien-aimé, se dit-elle, pourquoi tout ce mal contre lui ? » Elle est là, tout simplement, elle l’aide de la force de son amour. Son cœur est transpercé de chagrin mais elle garde l’espérance : elle sait bien, elle, qu’il est le Fils de Dieu.

Seigneur Jésus, je te prie pour tous les enfants du monde qui souffrent dans leur chair ou dans leur cœur et qui n’ont pas de maman près d’eux pour les consoler. Que ta mère, la Vierge Marie, leur donne sa tendresse.

Chant :
Nous te saluons, ô toi Notre Dame,
Marie, vierge sainte que drape le soleil.
Couronnée d’étoiles, la lune est sous tes pas.
En toi nous est donnée l’aurore du salut.
Tu es restée fidèle, mère au pied de la croix,
soutiens notre espérance et garde notre foi.
Du côté de ton Fils, tu as puisé pour nous,
l’eau et le sang versés qui sauvent du péché.
R./

5ème station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

« Pendant qu’ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. » (Luc 23, 26)

Dans la foule ricanante, il n’y a que des mains qui repoussent Jésus. On oblige un certain Simon de Cyrène qui passait par là à soutenir la croix de Jésus. Simon va aider Jésus autant par la force de ses bras que par celle de sa compassion. Comme lui, nous pouvons aider les autres à porter leurs « croix », nous pouvons alléger leurs peines et être attentifs à leurs détresses.

Seigneur Jésus, as-tu besoin de moi pour porter ta croix ? Rends-moi attentif à la détresse de ceux qui m’entourent. Quand je les aide, c’est toi que j’aide.

Chant :
Comme l´argile se laisse faire
Entre les mains agiles du potier,
Ainsi mon âme se laisse faire,
Ainsi mon cœur te cherche, toi, mon Dieu.

Je viens vers toi, Jésus.
Je viens vers toi, Jésus

6ème station : Une femme essuie le visage de Jésus

« Il n’était ni beau ni brillant pour attirer nos regards. Méprisé et abandonné de tous, homme de douleurs, semblable au lépreux dont on se détourne. » (Isaïe 53, 3-4)

Le chemin est si long. Le chemin est toujours interminable lorsqu’on n’en peut plus de souffrir. Jésus est fatigué : il ne distingue même plus le sol sur lequel il se traîne avec la croix qui l’écrase. Jésus a peur. Sur le visage et dans le cœur de Jésus tout n’est que douleur. Dans la foule, une femme ne peut admettre qu’un être humain soit ainsi torturé. Avec un linge elle essuie la face de Jésus : douceur et bonté !

Comme cette femme qui essuie ton visage, par mon amour je peux soulager ceux qui souffrent. Ô Jésus, je te prie pour les malades, les personnes âgées, les personnes seules et abandonnées, pour tous ceux qui sont tristes et que je voudrais consoler.

Chant :
Aimer c’est tout donner…

 

7ème station : Jésus tombe pour la deuxième fois

« Maltraité, humilié, il n’ouvrait pas la bouche, comme l’agneau qui se laisse mener à l’abattoir. » (Isaïe 53,7)

Quand on est trop chargé on ne peut que tomber. La haine qui jaillit de l’intérieur des hommes est plus coupante qu’une arme : elle est capable de transpercer et même de tuer. Jésus s’effondre. Comment supporter le fardeau de cette charge de haine qui crie si fort : « On ne veut plus de toi » ?

Nos faiblesses, nos mauvaises habitudes nous font souvent tomber. Ô Jésus, apprends-moi à ne pas me décourager, à accepter humblement mes chutes. Donne-moi ta patience et ta force.

Chant :
Jésus le Christ, lumière intérieure, Ne laisse pas mes ténèbres me parler. Jésus le Christ, lumière intérieure, Donne-moi d’accueillir ton amour.

8ème station : Jésus console les femmes de Jérusalem

 « Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : “Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira : “Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité ! » (Luc 23, 27-29)

Dans la foule qui se tient là sur le passage de Jésus, des femmes se mettent à pleurer. La croix, les coups, les moqueries, les blessures sur le corps, Jésus plein de douleur : c’est trop ! C’est odieux ! Des larmes leur viennent aux yeux et elles s’écrient : « N’est-ce pas lui qui a tant guéri et parlé avec tant de bonté ? » Jésus les console : « Ne pleurez pas à cause de moi. Mais pleurez plutôt à cause du mal que font les hommes ! »

Tu le sais, Seigneur, je vois bien plus facilement les défauts des autres que les miens ! Apprends-moi à reconnaître mes péchés et à te suivre sur le chemin du pardon. Aide-moi à sortir de mon égoïsme et à ouvrir mon cœur.

Chant :  Grain de Blé
1- Grain de blé qui tombe en terre,
Si tu ne meurs pas,
Tu resteras solitaire,
Ne germeras pas.

2 – Qui à Jésus s’abandonne,
Trouve la vraie vie.
Heureux l’homme qui se donne,
Il sera béni.

 

9ème station : Jésus tombe pour la troisième fois

 « Jésus nous a dit : “Amen, amen, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. »

Jésus tombe encore et encore. Ses forces l’abandonnent, mais pas sa volonté. Quelle leçon de courage il nous donne ! Par amour pour nous, il ira jusqu’au bout du chemin. Trois jours plus tard, il ressuscitera.

Seigneur donne-nous la force d’avancer malgré les obstacles et de ne pas baisser les bras.

Chant : J’espère en silence
J’espère en silence, ton salut, Seigneur.
J’élève mon âme vers toi, mon Dieu,
Sans fin je te cherche.

10ème station : Jésus est dépouillé de ses vêtements

« Les soldats prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : “Ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l’aura.” Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : “Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement.” C’est bien ce que firent les soldats. » (Jean 19, 23-24)

 Il est arrivé au sommet de la colline. Au Calvaire. Au lieu des exécutions. Il est tout faible. Il est sans défense. Il est épuisé. Il en est toujours ainsi quand on est rejeté et qu’on souffre par la faute des autres. On lui a déjà pris sa force et sa dignité. Maintenant on lui prend aussi ses habits. Il est dépouillé, complètement, comme un tout pauvre qui ne possède plus rien. Mais malgré les offenses et les insultes, il continue d’aimer les hommes.

Tu nous as créés, Seigneur, à ton image et à ta ressemblance. Tant d’hommes sont offensés, bafoués, outragés… Toi, Jésus, parce que tu les aimes, tu reconnais leur dignité. Apprends-moi à regarder avec amour les pauvres que je rencontre.

Chant :
Jésus me voici devant Toi
Tout simplement dans le silence,
Rien n’est plus important pour moi
Que d’habiter en ta présence.

11ème station : Jésus est cloué sur la croix

« Lorsqu’on fut arrivé au lieu-dit : Le Crâne, ou Calvaire, on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : “Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23, 33-34) 

On l’a mis sur la croix, bien à plat, étendu, comme si on voulait l’empêcher de se relever. Puis on l’a cloué. Ses mains ne peuvent plus bouger ! Ses mains qui se tendaient vers les humiliés et les malades et tous ceux qui n’avaient plus d’espoir. Il est cloué. Il est fixé à la croix. C’est Jésus, c’est Dieu ! Ses bras sont ouverts comme pour dire : « Venez et voyez : Je suis avec vous. Venez et prenez : Je suis l’Amour. »

Seigneur Jésus, à l’heure de ta mort, tes bras sont grand ouverts pour nous accueillir et nous offrir ton pardon. Apprends-moi, ô Jésus, à pardonner comme tu me pardonnes.

Chant :
R/ Pardonne à ton peuple
Pardonne pour ton fils crucifié au calvaire
Pardonne à ton peuple.

12ème station : Jésus meurt sur la croix

 « Il était déjà presque midi ; l’obscurité se fit dans tout le pays jusqu’à trois heures, car le soleil s’était caché. Le rideau du Temple se déchira par le milieu. Alors Jésus poussa un grand cri : “Père, entre tes mains je remets mon esprit.” Et après avoir dit cela, il expira. » (Luc 23, 44-46)

Invitation à s’incliner pour se recueillir. Silence.

13ème station : Jésus est descendu de la croix

« Un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps. » (Jean 19, 34 et 38)

Tout le monde est parti. Marie est encore là avec Jean et quelques autres. Jésus est descendu de la croix et déposé entre les bras de Marie qui l’embrasse une dernière fois. Elle prie, Marie, comme son fils le lui a appris. Elle pleure, mais elle prie.

Ô Marie, quand tu reçois le corps de Jésus, ta douleur est infinie mais il te laisse sa paix.

Chant :
R. Nous te rendons grâce pour tant de tendresse !
Tu donnes l’eau vive, par ton cœur transpercé,
Nous te bénissons pour tant de merveilles !
Tu donnes la vie, tu donnes l’Esprit.

  1. Dieu, c’est toi mon Dieu, c’est toi que je cherche.
    Toute ma chair après toi languit.
    Je veux ton amour pour guider ma vie,
    Mon âme a soif, a soif de Toi !
  1. Quand je songe à Toi, quand j’espère en Toi,
    Quand je t’appelle toujours tu réponds.
    Alors je jubile, en paix sous tes ailes,
    Mon âme a soif, a soif de Toi !

 

14ème station : Jésus est mis au tombeau

« Joseph d’Arimathie prit le corps de Jésus, l’enveloppa dans un linceul neuf, et le déposa dans le tombeau qu’il venait de se faire tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. » (Matthieu 27, 5)

On met Jésus en terre. On ne peut plus le toucher. On ne peut plus lui parler. On ne peut plus l’entendre. On ne peut plus le voir. C’est la tristesse. Où est-il maintenant celui qu’on appelait la Lumière de Dieu ? Où est-il donc celui qui annonçait la parole de Vie ? Mais rien n’est fini. Jésus est semblable au grain de blé semé dans la terre. Patience, encore un peu de temps et nous verrons la moisson !

Chant :
Ô! Prends mon âme, Prends-la, Seigneur,
Et que ta flamme brûle en mon cœur.
Que tout mon être, Vibre pour toi,
Sois seul mon maître, Ô divin roi.

Source de vie, De paix, d’amour,
Vers toi je crie, La nuit, le jour.
Entends ma plainte, Sois mon soutien,
Calme ma crainte, Toi, mon seul bien.

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