Le témoignage de Virgile qui s’est mis au service de l’association ANAK-TNK

Virgile revient sur l’origine de son engagement, ses missions au sein de l’association et la façon dont ce service transforme sa vie. 

Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à te mettre au service de cette association ?

Une rencontre ici à Singapour, une discussion un jour avec le président de ANAK-TNK Singapour qui m’a présenté le projet. Un projet où s’incluent l’aide physique aux enfants, leur guérison morale et une dimension spirituelle. C’est cette dimension qui m’a poussé à m’engager dans cette association, et qui a répondu à mon désir de rendre une petite part de tout ce qui m’était donné. 

Quelles y sont tes missions ?

Je fais partie du bureau d’ANAK-TNK à Singapour. En 10 ans, je me suis impliqué à divers degrés dans l’association. En ce moment, je m’occupe, entre autres, des relations avec la communauté catholique, de l’organisation de certains évènements et de l’obtention de subventions. Nous ne sommes pas très nombreux alors nous sommes tous impliqués peu ou prou dans la plupart des projets. ANAK-TNK a un esprit très familial.

Comment vis-tu  cet engagement auprès de personnes qui sont loin de ton lieu de vie ? 

L’engagement dans une association comme la nôtre est un effort gratifiant. C’est parfois assez abstrait : remplir des dossiers pour obtenir des subventions. C’est parfois très concret : organiser des rallyes, des ventes ou des pièces de théâtre. C’est souvent très gratifiant :  recevoir les nouvelles des enfants, aller les voir, côtoyer à cœur ouvert des personnes qui donnent leur vie au service des autres. Dans une vie professionnelle, ici très encadrée et normée, c’est un débordement utile, une ouverture qui nourrit. 

Quels sont les fruits de ce service ? En quoi ce service a fait évoluer ton rapport aux plus pauvres et aux autres en général ? En quoi ta foi en a t-elle été fortifiée ? 

Nourrir les affamés et consoler les âmes brisées, voilà ce que font les gens d’ANAK-TNK à Manille, avec beaucoup d’autres associations. Je ne suis pas certain qu’il y ait de plus beau projet, mais quelle décision difficile à prendre que d’y consacrer sa vie. On ne peut pas ne pas ressortir changer, ne contribuant ne serait-ce qu’une toute petite part à un projet comme cela. On y voit l’évangile à l’œuvre, les écrits devenir histoire vivante et la foi se nourrit de l’exemple vivant. Paradoxalement, je trouve souvent plus facile de goûter au royaume de Dieu chez des personnes éloignées que chez nos proches. Ma participation à ANAK-TNK, aussi petite soit-elle dans l’action des volontaires sur place, m’est un exercice spirituel pour garder mon cœur ouvert. Je porte le sourire de ces enfants dans ma prière et ma vie de tous les jours. Eux m’aident certainement plus que je ne les aide.

As-tu un appel à lancer à la communauté, lequel ?

Bien sûr, toutes les associations comme ANAK-TNK ont besoin plus que jamais d’aide financière et logistique (cf infos en fin d’article). Mais cette contribution de la communauté peut être apportée tout au long de l’année. Le temps du carême est le temps pour retrouver le sens de l’évangile dans notre vie, un temps pour s’interroger :« comment ne pas bâtir sur le sable ». Nous avons plus que jamais besoin de transformer notre relation au monde. Je suis convaincu que si pendant 40 jours, nous cherchons quotidiennement une réponse toujours plus profonde à la question simple et infiniment riche « comment habitons nous le monde ?», le Carême portera tous ces fruits.

Virgile est chercheur en physique du vivant au CNRS, depuis 11 ans à Singapour et depuis 9 ans membre de ANAK-TNK.  La CCFS tient une place de premier plan dans son cheminement et celui de sa famille. 
« Pendant ces 11 ans, la CCFS m’ a beaucoup apporté, beaucoup poussé hors de ma zone de confort, beaucoup fait avancer. Aussi bien moi que toute la famille. La CCFS fait partie à plein de notre expérience singapourienne. » 


En savoir plus sur ANAK-TNK

Depuis plus de 20 ans ANAK-TNK vient en aide aux enfants des rues de Manille. Là où la pauvreté et la violence brisent les cœurs des enfants battus et rejetés par leur familles, l’association construit des havres de paix pour leur permettre de retrouver la force d’aimer et la force de vivre.  Chaque centre accueille une vingtaine d’enfants en recréant autour d’eux une structure fraternelle pour leur permettre de grandir, de pardonner et de devenir adultes. Près de 300 enfants sont accueillis ainsi. L’association ANAK-TNK, dirigée par le Père Dauchez, vient aussi en aide aux 2000 familles des bidonvilles, leur prodiguant soins, éducation et nourriture. En cette période de COVID, où le confinement quasi total perdure depuis des mois, où l’acheminement de la nourriture est un casse-tête permanent, où les éducateurs se donnent sans compter pour permettre aux enfants d’étudier en dépit de restrictions, les sourires illuminent pourtant les visages fatigués. Plus que jamais, ces familles, parmi les plus pauvres du monde, ont besoin de nos prières et de nos dons. Y-a-t-il de plus grande joie en cette période de Carême, que de reconnaître dans les plus humbles et les plus pauvres le visage du Seigneur. 10 dollars c’est une semaine de nourriture pour un enfant, un signe de croix c’est l’espérance d’une guérison à venir.

Pour en savoir plus sur ANAK-TNK : https://www.anak-tnk.org/?lang=en
Pour faire un don (défiscalisé en France): https://en.anak-tnk.org/
Un monde d’espérance :
https://youtu.be/Bjv_l7hATpQ
 https://youtu.be/El6mSVpkGqg

Contact : [email protected]