Les clefs de Christine pour redécouvrir l’attente joyeuse et silencieuse.

Témoigner de notre façon de vivre l’Avent en famille alors que nous sommes à Singapour depuis 1 an avec notre dernier fils, loin de nos 5 autres enfants, 4 beaux-enfants et bientôt 9 petits-enfants ?  Répondre à cette question m’oblige à bien y réfléchir et donc à proposer un texte, un programme, que je pourrai partager en famille : merci Marie-Odile !

Préliminaire : l’Avent, du latin adventus signifie venue, avènement. Il désigne 3 avènements : 2 avènements manifestes (la nativité et le retour glorieux du Christ à la fin des temps) et un avènement caché (la venue de Jésus dans nos âmes par sa grâce et ses sacrements). Impossible de les dissocier ! Ne considérer l’Avent que comme ce temps qui précède Noël serait très réducteur. D’ailleurs l’évangile du premier dimanche de l’Avent met en scène le retour glorieux du Christ sur terre. La méditation de ce second avènement nous conduira à celle du premier avènement, fêté à Noël ; un bon moyen de nous éclairer sur notre vocation, sur la façon de vivre notre pèlerinage sur terre.

Vivre l’Avent ? 

C’est décider pendant ces 4 semaines de sortir de notre torpeur spirituelle, de se mettre en veille pour préparer la venue du Christ dont nous ne connaissons ni le jour ni l’heure. Comment ? En permettant en soi le troisième avènement.

« Point n’est besoin pour toi, ô homme, de traverser les mers, de pénétrer dans les nuées, de franchir les Alpes. Elle n’est pas longue, dis-je, la voie qui t’est montrée : avance jusqu’à toi-même pour rencontrer ton Dieu. » (St Bernard)

Jésus est en nous, quel bonheur ! Que chaque jour je m’abandonne davantage à Lui, levant mes barrières intérieures. Simple à dire mais plus difficile au quotidien…

En pratique :

Se mettre à l’école de Marie ; avec elle, redécouvrir l’attente joyeuse, silencieuse et intérieure. S’extraire du bruit du monde, privilégier les moments de silence car c’est là que Dieu se fait connaître. Prendre chacun une résolution concrète en ce sens.

Pour démarrer du bon pied, commencer par se confesser et restaurer ainsi la grâce dont nous avons tant besoin. Puis entretenir cette amitié avec Dieu en demandant chaque soir pardon par l’acte de contrition. 

Méditer chaque jour les textes proposés : chercher à comprendre le lien entre ces deux venues visibles du Fils dans le monde, celle de la miséricorde et celle de la justice.  Car c’est bien le même Jésus qu’avec Marie et Joseph nous adorons dans la crèche qui reviendra, dans toute sa gloire, roi de l’univers. 

Remettre Dieu au centre de notre vie par de courtes prières au fil de la journée (prière du matin et du soir seul et en famille devant la crèche, bénédicité, phrases spontanées de louange ou d’action de grâce…)

Remplis d’espérance, gageons que cette retraite intérieure renforcera nos liens avec le Bon Dieu mais aussi avec ces êtres si chers dont l’absence nous pèse tant.

On y va ? Joyeux Avent !

Christine Dubrule.