Attentat de Nice : faisons monter notre prière vers le Seigneur pour les victimes, leur bourreau, la France et toute l’Eglise

À trois jours de la Fête de la Toussaint, l’Église de France est frappée par l’horreur et la violence. Un attentat, perpétré dans une église à Nice, a fait trois morts. Choqués, les catholiques appellent à une lutte énergique contre le terrorisme, mais insistent aussi sur l’exigence de fraternité pour combattre le fanatisme.

A tous les membres de notre communauté, à Kuala Lumpur et à Singapour, le Père Patrick adresse ce message :

« Notre communauté catholique est une fois de plus prise pour cible. Et à travers elle, notre pays et notre culture sont aussi touchés. Dimanche, nous nous retrouverons pour prier le chapelet puis pour un temps d’adoration. Nous prierons plus particulièrement pour les trois victimes et leur bourreau. Il sera possible de venir prier toute la semaine qui vient à la chapelle des MEP. Merci de vous assurer de ma présence avant de venir. »

Dimanche 1er novembre, à 15 h : chapelet diffusé sur Facebook en direct, suivi d’un temps d’adoration.
https://www.facebook.com/ccfsingapour/

« Nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les dominateurs de ce monde de ténèbres » (Ep 6, 12)
« Heureux les artisans de Paix, car ils seront appelés Fils de Dieu » (Mt 5, 9)

Prière des évêques de France :

Seigneur,

Nous te confions notre pays alors qu’il vient de connaitre un nouvel événement dramatique à travers l’assassinat de plusieurs personnes dans la basilique Notre Dame de Nice.

Ton Fils, sur la Croix, a crié le désespoir de notre humanité. Entends notre cri. Il nous entraine aussi dans sa résurrection. Qu’il nous enracine dans une authentique espérance.

Nous te prions pour les défunts et leur famille. Nous te confions leur douleur.

Nous te prions pour la communauté chrétienne et tous les habitants de la ville de Nice. Donne tout particulièrement aux catholiques d’être confortés et renouvelés dans leur témoignage évangélique.

A la veille de la Toussaint, que l’Esprit Saint fasse plus que jamais de nous des artisans de paix, dans la justice et la vérité.

Par l’intercession de Notre Dame, nous te prions.

Les évêques s’expriment…

  • Déclaration des évêques de France suite à l’attentat de Nice, à lire ici.
  • Extraits de quelques déclarations :

Monseigneur André Marceau, évêque de Nice 

« Ma tristesse est infinie en tant qu’humain devant ce que d’autres êtres, dits humains, peuvent commettre. (…)Que l’esprit de pardon du Christ prévale face à ces actes barbares ». 

Monseigneur Olivier Lebrun, archevêque de Rouen

« Je suis moi-même en colère contre ceux qui tuent au nom de Dieu, ou plutôt qui croient tuer au nom de Dieu. Le Dieu qui demande de tuer n’existe pas : c’est un leurre, voire une idole. Je leur en veux et j’en veux à tous ceux qui ne font pas plus entrer la raison dans leur foi. Je ne m’explique pas comment on peut aimer Dieu et tuer ses frères.
La colère n’épargne donc pas les catholiques, mais je prie Dieu pour que nous ne nous laissions pas posséder par ce sentiment. Telle est la grâce que nous devons demander au Seigneur. Il y a un temps pour tout, la colère, le désespoir, le découragement mais nous savons que le temps de Dieu est celui de l’amour plus fort que la haine et que la peur.(…) Je me sens bien petit pour dire ce que les catholiques doivent vivre après cet attentat. Ce que je peux faire, c’est de les inviter à aller vraiment au plus profond d’eux-mêmes, chercher leur désir le plus intime, derrière éventuellement peut-être des idées de vengeance ou de protection extrême. Le désir que nous avons dans le cœur, c’est de vivre dans une fraternité avec tous. Aujourd’hui, nous devons pleurer avec ceux qui pleurent. Il faut prier en laissant vraiment l’Esprit Saint venir éveiller les sentiments les plus profonds qui sont les plus beaux.(…) »

-Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg

« les catholiques en appellent aussi à des actes concrets de la part des autorités pour combattre le poison du fanatisme et de la division (…)A chacun son métier. Celui de tous les responsables religieux est d’appeler et de construire une vraie fraternité, universelle et respectueuse des diversités. Mais le vivre ensemble sera un mythe tant qu’il reste un agglomérat d’individus ou de groupes sans lien d’amitié sociale entre eux ».

 

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