Mission MEP en Indonésie – le blog d’Augustin

Depuis août 2017, Augustin est missionnaire MEP au foyer de Tanjung Pinang, en Indonésie. Ce foyer catholique accueille de jeunes garçons adolescents dont les parents n’ont pas les moyens de les scolariser ou peinent à les éduquer.

Augustin raconte son expérience de missionnaire avec sincérité et authenticité sur son blog (cliquer ici).  Voici quelques extraits des derniers billets. De quoi en savoir plus sur ce foyer soutenu par la paroisse, faire réfléchir sur le sens de l’engagement chrétien… et susciter des vocations de missionnaires parmi les jeunes de notre entourage!

 

« Tensions et pardons »

« Un lundi qui commence comme les autres, par ce réveil à 5h du matin. Comme à mon habitude, je sonne l’alarme (la même sonnerie lorsqu’un prisonnier s’enfuit de prison) qui réveille tout le foyer ainsi que les voisins. Puis, passant dans les chambres, je lance le « selamat pagi » quotidien. Chaque jour, depuis le début de l’année, seulement deux enfants me répondent, les autres sombrent encore dans leur sommeil profond et ne veulent pas croire qu’il est déjà l’heure d’aller à la messe. (…) »

« Contrôler ses émotions, demander pardon… tout cela, ils l’apprennent aussi à l’école et aux scouts. Ici, une patrouille chante devant le feu de camp, lors d’une veillée scoute… sur le parking de l’école… »

(lire la suite du billet « Dans la durée » – mai 2018)

 

« Chaque jour qui passe permet de mieux connnaître les jeunes »

« Pour qu’une relation de confiance s’installe entre le mister et le jeune, passer beaucoup de temps avec eux est essentiel. Rire avec eux (pas très difficile : ils sont plutôt très drôles), prendre un gamin sur son scooter pour aller faire une course, faire du foot avec eux (plus les jours avancent, et plus ma passion pour le foot grandit !), les aider en anglais ou en maths, cuisiner ensemble (la cuisinière étant souvent malade, il nous faut souvent nous relayer en cuisine), jouer aux cartes,  nettoyer le foyer, … Les enfants prennent le temps de nettoyer le foyer souvent pour la raison suivante : le directeur leur a dit (il y croit fermement) que des fantômes venaient la nuit quand le foyer était sale. Lui-même voit souvent des fantômes devant sa maison.. Une femme avec un bébé notamment… Difficile de rester sérieux quand le directeur vous explique cela. Du coup les Indonésiens laissent les lumières des terrasses allumées toute la nuit pour éviter que les fantômes ne s’approchent… Pas très écolo, mais au moins ils sont protégés…!

Pendant cette année, il faut apprendre à donner une seconde chance à ceux qui nous ont menti, à ceux qui ont volé. Pas facile de re-faire confiance à un jeune qui vous vole de l’argent dans votre chambre. Certes, 15 centimes, mais qui vous le vole quand même !  Apprendre aussi à dire non… difficulté me concernant. J’apprend à être ferme et à ne pas revenir sur mes décisions, chose que j’ai du mal à appliquer aussi…! Les enfants sont tellement compétents pour trouver des raisons crédibles pour me faire changer de décisions  (d’autant qu’ils sont solidaires et s’y mettent à plusieurs) ! Ce sont donc deux domaines que je travaille tous les jours dans cette mission. Ils sont très malins, et un de leurs arguments est de me dire que je connais mal la culture indonésienne, et qu’en Indonésie, on ne fonctionne pas comme cela ou ceci. « Mister, en Indonésie, il faut que tu saches que tu ne peux pas retarder le repas, même si on a pas été sage, cela ne se fait pas ». Au début, on se fait avoir et on s’excuse « Désolé je ne savais pas ». Puis après on se renseigne à l’extérieur du foyer, et on se rend compte qu’on s’est fait avoir ! Pour autant, parfois, notre ignorance de la culture nous fait commettre forcément des erreurs. (…) »

« Un samedi soir au foyer. Nous étions 6 quand j’ai commencé à expliquer les règles du jeu de carte « président ».  Seulement 2 ont tenu jusqu’à la fin de mes explications. »

(lire la suite du billet « On décide d’être heureux » – novembre 2017)

 

« Heureux en mission »

« Dans un quotidien assez routinier, je dois avouer que je suis vraiment heureux. Après un début difficile où l’on prend un peu tout dans la figure, et malgré parfois (voire souvent) des ados paresseux et malhonnêtes, c’est toujours une vraie joie de partager mon quotidien avec eux. Je craignais un peu avant de partir cette routine, mais je me rends compte qu’elle est essentielle si l’on veut construire quelque chose avec les enfants. Le cadre posé et clair nous permet de savoir les moments où l’on peut être pleinement disponible pour les enfants, et les temps que l’on a pour soi. (…) »

(lire la suite du billet « Dans la durée » – mai 2018)

 

« Dans la durée »

« Samedi 28 avril. Trois taxis arrivent au foyer. Ce sont les lycéennes et lycéens de l’aumônerie française de Singapour. Les filles, cheveux au vent, grandes, blanches… il ne faut pas dix minutes avant que les enfants du foyer tombent amoureux. Pendant 4 jours, ces jeunes de Singapour aideront l’asrama et vivront avec les enfants. Peinture, Crêpes,  plage, sport, ménage… Quand arrive la soirée festive du samedi soir, Valentine souhaite apprendre aux jeunes enfants de notre foyer quelques passes de rock. (…) »

(pour connaître la suite de l’histoire, lire le billet « Dans la durée » – mai 2018)

« Un Noël loin des siens »

« Enfin. L’heure des vacances a sonné pour les enfants. Ils oublient déjà leur bulletin de note remis il y a quelques minutes. La priorité est maintenant pour eux de boucler cette valise rapidement et de partir au port. Retrouver les siens. Pour Agus, 18 ans, cela fera 3 ans qu’il n’aura pas revu sa maison.  Felix, lui, a de la chance de revenir sur son île deux fois par an ; c’est dans sa famille que j’irai passer Noël.

Je monte donc dans le bateau avec lui, destination l’île de Cempa, située à exactement 22 km de la ligne fictive de l’équateur.  Après une naviguation de 3h plutôt correcte, et fier cependant de n’avoir pas eu le mal de mer, je débarque sur cette île perdue au milieu de nulle part. Mon portable ne capte pas, c’est parti pour 10 jours en immersion totale, loin des feux de cheminées, de la neige, des ferrero-rocher, de la brioche partagée au fond de l’église de Gaycre (Département du Tarn, ndlr) et de la chaussure sous le sapin. (…) »

(lire la suite du billet « Un noël loin des siens » – janvier 2018)

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